écrit par Lucas
le octobre 14, 2020

Il y a de ça quelques années en arrière, je me suis retrouvé dans la situation la plus tendue de mes 6 années d’études sup. (c’est dire !)

Pour poser un peu le contexte avant de vous en dire plus : j’étais en troisième année de licence, et j’avais mon mode de fonctionnement bien à moi sur le rendu des devoirs et autres dossiers.

Un étudiant normal devrait répartir son boulot un peu comme ça : 

Il commence peut-être un peu doucement, mais il avance au fur et à mesure et peut boucler son boulot dans les temps sans trop forcer. Et c’était plus ou moins mon plan, au départ.

Mais mon mode de fonctionnement à moi, ressemblait plutôt à ça.

Et c’était comme ça 90% du temps. J’avais plein de choses à faire, puis il restait encore beaucoup de temps avant le rendu. Puis je me retrouvais à 3 jours de la deadline en ayant à peine créé mon document Word.

(ça vous parle aussi ?)

Enfin bref

Revenons-en à la situation tendue dont je vous parlais il y a quelques lignes.

Pour cette fameuse troisième année de licence, la moitié de l’année se jouait sur UN truc : le mémoire. L’énorme dossier de plus de 60 pages sur lequel on est censés bosser toute l’année.

Autant dire que pour un projet pareil, je savais d’avance que mon mode de fonctionnement habituel n’était pas une option. Du coup, je me la suis joué sérieux, et j’ai planifié mon boulot sur toute l’année pour arriver à quelque chose comme ça :

J’allais démarrer léger, puis augmenter progressivement le rythme pour finir fort sur la dernière ligne droite. 

Mais… (vous le voyez venir ?)

Fidèle à moi-même, j’ai défini ma problématique avec 3 mois de retard. Donc j’ai replanifié. 

Puis les mois suivants ont été plutôt chargés…

Puis les 3 mois restants sont devenus 2 mois… qui sont devenus 1 mois… et je me suis finalement retrouvé à faire plus de la moitié de mon mémoire en seulement deux semaines. (au lieu des 9 mois prévus de base)

Résultat ?

Pas de surprise… Le mémoire en question était complètement éclaté – il m’a valu un 7 et m’a envoyé aux rattrapages à grand coup de pompe. 

Dans cet article, vous l’avez deviné : on va parler ensemble de la procrastination.

  • C’est quoi ?
  • Pourquoi vous procrastinez ? (avec une hypothèse très drôle mais très parlante)
  • Et surtout, comment faire pour arrêter ?

On fait le point dans les lignes qui suivent.

La procrastination, c’est quoi ?

Posons déjà les bases. Procrastiner, ça veut dire quoi ?

La procrastination, c’est la tendance à systématiquement remettre au lendemain. 

Quand je passe des mois entiers à repousser le démarrage de mon mémoire pour le faire en 2 semaines seulement : procrastination.

Quand vous passez des semaines à repousser un devoir pour le faire la veille au soir : procrastination.

Ou quand on se dit “c’est bon je ferai ça plus tard, je suis laaarge” pour finalement le faire à la dernière minute – comme d’habitude : procrastination.

Et c’est un vrai problème pour n’importe quel étudiant. Pas seulement parce que ça rend nos devoirs bien moins bons et que ça fait chuter notre moyenne de 4 points. Mais aussi parce que ça favorise stress et anxiété. (ce qui n’est évidemment pas très cool pour la réussite de nos études – et pour notre vie en général)

Mais si c’est un tel problème pour nous (et pour 70% des étudiants), pourquoi continuer à procrastiner ? Qu’est-ce qui fait qu’on ne peut s’en empêcher ? 

En guise de réponse, je vous partage une hypothèse – très drôle, mais tellement parlante.

Le petit singe du plaisir immédiat

J’ai découvert récemment le TED (des séries de conférences super connues) d’un gars qui a une hypothèse sur la question.

L’explication du pourquoi on procrastine qui est donnée par Tim Urban (c’est le nom de ce gars) est super simpliste, imagée et très drôle. Mais je me suis profondément reconnu là-dedans. Et à en croire les chiffres de la vidéo, je suis loin d’être le seul.

Pourquoi vous procrastinez ?

D’après cette hypothèse, le cerveau des procrastinateurs est en fait différent de ceux qui ne procrastinent pas. 

Pour la vérifier, Tim nous annonce qu’il est allé faire des tests en labo pour comparer les cerveaux de procrastinateurs et de non-procrastinateurs. Et voilà ce qu’il a trouvé :

  • Le cerveau d’un non-procrastinateur
  • Le cerveau d’un procrastinateur

(Oui, il a vraiment montré ces images en conférence)

L’idée, c’est qu’on a tous dans notre cerveau un preneur de décisions rationnelles qui nous guide vers nos objectifs en décidant de faire des choses productives. 

Mais le procrastinateur a aussi le petit singe du plaisir immédiat qui décide plutôt d’aller passer une heure sur un subreddit de gens qui se vautrent en skate… avant d’aller regarder la bande-annonce de la saison 2 de Family Business parce qu’il vient de se rappeler qu’elle est sortie sur Netflix… et de finir dans une boucle interminable de vidéos YouTube.

Le petit singe du plaisir immédiat ne vit que dans l’instant présent – sans jamais penser au futur et aux conséquences. Il ne se soucie que d’une chose : le plaisir immédiat.

Et c’est ce qui nous empêche, nous procrastinateurs, d’avancer vers nos objectifs…

…Jusqu’à ce qu’il se passe une chose. Une chose qui permette enfin au preneur de décisions rationnelles de reprendre le contrôle et de décider de faire des choses productives.

Ce qui met fin à votre procrastination

Heureusement, le preneur de décision rationnelle a une sorte d’ange gardien, toujours là pour lui dans les moments les plus tendus : le monstre de la panique.

Le monstre de la panique passe la plupart du temps en hibernation, mais il se réveille à chaque fois qu’une deadline importante devient trop proche. Ou que le risque de se planter lamentablement sur un devoir est trop gros.

Et le plus important : il est la seule chose de quoi le petit singe du plaisir immédiat soit terrifié. 

Donc, quand vous réalisez à 2 semaines du rendu de votre mémoire que vous n’avez fait que 20% du boulot et que ça risque d’être ultra-tendu de ne pas se planter… c’est là que le monstre de la panique se réveille. 

Et c’est à ce moment là que le petit singe – terrifié – s’en va très loin et que le preneur de décisions rationnelles peut ENFIN reprendre les commandes et avancer sur des tâches productives.

Bon, cette hypothèse peut paraître un peu débile au premier abord, mais elle explique en fait très bien le comportement d’un procrastinateur – et pourquoi on peut passer des mois entiers incapables d’écrire ne serait-ce que quelques lignes d’un mémoire pour d’un coup devenir miraculeusement super-productif et passer 2 semaines à travailler 8 heures par jour pour terminer avec un dossier de 72 pages.

Les 3 raisons de la procrastination

Finalement, il y a 3 raisons principales pour lesquelles on procrastine. (et on laisse les commandes au petit singe)

  1. Parce qu’on se sent dépassés par la tâche à accomplir – et qu’on ne sait pas par où commencer.
  2. Parce qu’on se donne des objectifs trop vagues qui ne nous motivent pas – et ne nous poussent pas à agir maintenant.
  3. Ou parce qu’on préfère le plaisir immédiat de faire quelque chose de fun au déplaisir de travailler sur des tâches importantes – et que notre environnement est plein de distractions.

Heureusement, pour remédier à ça sans attendre que le monstre de la panique se réveille, on a plusieurs solutions – qu’on va voir dans la dernière partie de cet article.

Comment arrêter de procrastiner

Pour remédier à ces problèmes, il y a 4 astuces très simples que vous pouvez utiliser – pour enfin mettre un stop à la procrastination.

1. Décomposez vos objectifs

On en avait déjà parlé dans un précédent article, mais petite piqûre de rappel : 

L’idée, c’est de décomposer chacun de vos grands objectifs en plusieurs mini-objectifs, plus petits et plus proches de vous. En faisant ça, vous faites en sorte de ne plus être dépassé par un objectif trop grand, et vous savez par où vous devez commencer.

Posez-vous simplement ces 3 questions : 

  • Pour atteindre mes grands objectifs, par quelles étapes je dois passer ?
  • Pour passer ces étapes, quelles sont les tâches que je dois remplir ?
  • Et pour terminer la première de ces tâches, quelle est la plus petite sous-tâche que je peux faire maintenant ?

Par exemple, plutôt que de partir avec l’objectif d’écrire cet article, j’ai commencé avec la tâche d’écrire l’introduction – et la sous-tâche de trouver les grandes idées et la direction. Mon objectif en commençant à bosser, c’était donc de trouver les grandes idées de l’intro – et on verra après pour la suite.

Plus facile, et plus motivant.

2. Imposez-vous des deadlines

En repensant à l’idée du monstre de la panique, ça semble évident que ce point est indispensable. Si vous n’avez pas de deadlines, votre monstre de la panique ne se réveille pas et vous n’avancez jamais sur les choses importantes. 

Pour reprendre l’exemple de cet article, peu importe si je le finis à la fin de la semaine… ou la semaine d’après… ou celle qui suit. Il n’y a pas de note à la clé, pas d’obligation en soi, et ça ne changera pas grand chose si je passe juste une après-midi de plus à jouer à Ghost of Tsushima.

Mais c’est justement là où le risque est le plus grand de voir s’installer la procrastination à long terme, de ne jamais avancer dans vos objectifs et de ne pas vous épanouir dans ce que vous faites.

Le problème est le même quand la deadline est trop loin – comme dans le cas de mon mémoire ou d’un gros devoir à rendre. On pense être large… jusqu’à ce qu’on réalise qu’il ne nous reste pas assez de temps pour faire un travail correct.

L’idée, c’est donc de vous imposer vos propres deadlines pour chacune de vos tâches.

Par exemple, pour un rendu de mémoire en juin : 

  • Déterminer votre problématique pour le 30 octobre.
  • Boucler l’introduction pour le 30 novembre.
  • Et ainsi de suite… vous voyez l’idée.

Posez vos deadlines sur papier en guise d’engagement, et gardez les bien en vu à chaque fois que vous bossez.

3. Planifiez plus facile

Une fois vos deadlines fixées, la suite logique est de bien planifier votre temps pour vous permettre de les respecter. 

On avait aussi parlé de ça dans un précédent article. La planification est essentielle parce que si vous ne planifiez pas, vous ne ferez pas. 

Si vous voulez vraiment vous y mettre cette semaine, bloquez-vous du temps pour.

Si vous voulez vraiment consacrer des heures à étudier, planifiez les.

Donc avant de débuter chaque semaine, prenez un temps pour faire le point sur vos objectifs et sur vos prochaines deadlines – et pour planifier les moments où vous allez vraiment bosser, et sur quelle tâche vous allez avancer.

Et si vous avez vraiment du mal à respecter votre planning, planifiez plus facile : 

  • Donnez-vous une seule mini-tâche à terminer sur chaque bloc de travail. Une fois cette mini-tâche terminée, vous pouvez vous arrêter.
  • Planifiez un seul mini-bloc de travail par demi-journée. Une fois le temps écoulé (15 minutes par exemple), vous pouvez vous arrêter.

En diminuant le travail minimum que vous avez à faire maintenant, vous pouvez vous y mettre plus facilement le moment venu. L’idée, c’est de minimiser l’engagement que vous prenez en commençant à bosser – dans le sens où le plus difficile, c’est justement de commencer. 

4. Dégagez les distractions

Pour finir, malgré les trois premières astuces… le petit singe du plaisir immédiat sera toujours dans les parages à la recherche de distractions. (c’est normal, rassurez-vous)

Le but sera donc aussi (voire surtout) de lui donner le moins de distractions possibles à exploiter. Pour ça, 2 pistes : 

  • Faites en sorte que ce soit plus facile de vous concentrer. Bossez dans un endroit calme, gardez la tâche vers laquelle vous devez avancer et toutes ses sous-tâches en vue…
  • Faites en sorte que ce soit plus dur de procrastiner. Bloquez vos réseaux sociaux, laissez votre téléphone loin de vous, débranchez le Wi-Fi…

Si vous voulez creuser ce sujet, allez lire mon dernier article.

Si vous appliquez tout ça, je vous garantis que vous aurez les bonnes cartes en main pour arrêter de procrastiner – et pour avancer beaucoup plus rapidement vers vos objectifs.

Je terminerai juste avec une petite anecdote : mon mémoire complètement éclaté qui est passé à tout juste 10 aux rattrapages a été un déclic. 

Quelques années plus tard, pour mon mémoire de Master (qui plus est, beaucoup plus complexe et exigeant), je finis avec 3 semaines d’avance et un 16/20 qui me place dans le top 3 de la promo.

Alors… qu’est-ce que vous attendez ? 

Ce que vous devez faire maintenant

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À propos de moi ? 

Ancien étudiant expert en procrastination, j’ai finalement appris par nécessité comment bien m’organiser et comment être plus productif que les autres en pouvant pourtant travailler deux fois moins. Aujourd’hui, je vous apprends comment faire ! Sinon, j'aime aussi perdre mon temps sur Netflix.

Lucas

7 jours pour arrêter de faire du surplace et réussir vos études à distance

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